Problématique

Le lac Tanganyika représente un bassin immense de ressources pour le Burundi. Non seulement est-il un véritable réservoir de poissons, ce qui représente à la fois un avantage pour son économie, mais aussi pour ses habitants, mais il permet également la création de nombreux emplois dans divers domaines. Il est donc d’autant plus important pour le Burundi d’investir temps et argent dans la préservation de cette ressource, chose qui n’est peut-être pas assez faite présentement. Le lac fait face à plusieurs enjeux, tels quoi faire face aux changements climatiques, la surexploitation, comment aménager de manière efficace le littoral du lac ainsi que les dangers de la pêche illégale.

Les changements climatiques

Ensablement

L’ensablement du lac est un enjeu très important, et est dû au déboisement excessif des hauteurs du lac ce qui emporte beaucoup de sable et autres déchets qui se déversent ensuite dans le lac et font reculer l’eau.  Cette accumulation de sable bloque l’accès à des ports économiques cruciales dans le lac.  De plus, puisqu’il y a beaucoup de sable dans des endroits où il ne devrait pas y en avoir, les espèces animales se voient bouleversés et altérés dans leur développement. Ils migrent donc ailleurs. Pour finir, le sable s’étendant jusque sur les berges, plusieurs espèces de la flore disparaissent peu à peu, puisque leurs conditions de subsistance ne sont plus présentes.

Eutrophisation

L’eutrophisation amène plusieurs espèces envahissantes de la flore à se développer, comme la jacinthe d’eau, et fait en sorte que certaines parties du lac sont rendus inaccessible à la navigation. Le manque de lumière et d’oxygène que l’eutrophisation amène fait en sorte que les espèces du lac voient leurs conditions d’existence d’autant plus détériorées et peine à survivre. C’est donc à la fois la faune et la flore qui se voient menacées par l’eutrophisation du lac.

Pollution

À la fois une ressource tellement importante pour le pays, ce lac est aussi maltraité de toutes les façons possibles, surtout à cause du manque d’installations. Il est littéralement traité comme un dépotoir, puisqu’on y verse toute sorte de déchets. Par exemple, les eaux-usées y sont déversées, puisqu’il n’existe pas au Burundi des mécanismes de traitement des eaux usés. Elles alternent donc évidemment le lac. Même phénomène pour les déchets. Aucun système de collecte de matières recyclables ou plastiques n’existe au Burundi, c’est donc pour la plupart déversé dans le lac. Aussi, les usines de savon et d’huile déversent leur déchet dans ce lac, et ce n’est qu’un exemple. Le manque de législation est également un problème de taille. Il existe quelques règles élémentaires qui régissent les méthodes et les zones de pêche, mais elles ne sont pour la plupart du temps pas respectées et les autorités ne réussissent pas à les faire appliquer non plus, c’est donc à la libre dévastation auquel le lac est-il livré. Les conséquences sont terribles à la fois pour la population et pour la qualité de leurs poissons. Ce lac est une ressource pour des milliers d’habitants qui voient leurs ressources s’appauvrir et se détériorer avec la pollution et la surexploitation de celui-ci. La pollution affecte aussi inévitablement les qualités alimentaires des poissons et les rend ainsi peu intéressants.

Dangers de surexploitation

Le lac Tanganyika est une riche ressource pour les habitants du Burundi. Il faut toutefois faire attention à ne pas en abuser, par exemple, en pêchant trop de poissons et en menaçant ainsi l’écosystème environnant. Ce peut par contre être tentant, puisque pêche est une source considérable de création d’emplois. En effet, plusieurs Burundais gagnent leur vie en pêchant dans le lac Tanganyika. Les nombreuses récoltes du Lac, par contre, ne servent évidemment pas qu’aux résidents, elles sont exportées massivement et rapportent beaucoup au pays. Par contre, une surpêche est nécessairement mauvaise à la fois pour l’environnement et pour l’écosystème. On débalance l’équilibre naturel. De plus, les récoltes faramineuses ne servent même pas aux habitants ; beaucoup ne mangent même pas de ces poissons, une grande part est exportée tandis que des résidents environnants en auraient besoin.

Aménagement des berges du lac

Depuis un certain temps, il y a véritablement un désir de changement quant à la direction que prend la capitale sur un plan architectural, urbanistique et environnemental. Les berges du lac Tanganyika sont  une opportunité de rehausser l’attrait touristique de Bujumbura et de créer une économie parallèle à l’économie de la pêche dans le lac. Tout d’abord, au niveau des normes architecturales, on remarque une  volonté de resserrer les diverses normes architecturales de la capitale afin d’améliorer l’image touristique de la ville. Dans le même ordre d’idée, une cité plus verte est une cité plus attrayante touristiquement et les normes écologiques ne sont que très rarement respectées. Il doit ainsi y avoir la présence de véritables conséquences pour les industries refusant de se plier aux normes environnementales.  Il y a ainsi une véritable richesse touristique non exploitée dans la capitale, et différents projets, plus discret, donne espoir de voir une industrie touristique se développer au Burundi et de cette manière une nouvelle économie voir le jour.

Du côté urbanistique, des efforts draconiens sont à entreprendre pour rendre la cité plus viable. La ville, d’une vue urbanistique, fait physiquement dos au lac. Aucun accès ni aucun développement ne peuvent être possibles sur les berges du lac Tanganyika si aucune structuration urbanistique ne le favorise. Il faut ainsi trouver des solutions à ce problème d’envergure. L’ouverture au tourisme passe évidemment par la création d’attractions balnéaires sur les berges du lac, mais aussi par des aménagements de parcs et de berges pensées d’une de manière durable et intéressante pour la vie à la fois citadine et touristique. Par contre, tel qu’indiqué plus haut, faire respecter ces normes et les lois en place représente un obstacle non négligeable. Véritable fléau, les entreprises prédatrices ne se soucient que très peu des conditions de vie et du développement actif de la capitale, considérant optionnels les différents règlements qui pourraient changer le visage de la capitale. Il s’agira ainsi d’un défi de taille que de trouver des moyens de faire respecter les lois en vigueur et de travailler sur des projets de développement certes moins avantageux pour ces entreprises, mais respectant les mesures misent en places.

Autrement, l’installation d’industries près des berges nuit au développement touristique ainsi qu’à la condition environnementale du lac. Toutefois, ces industries sont indispensables et doivent ainsi être prises en considération. Il y a différentes pistes possibles pour faire en sorte que ces industries ne nuisent plus aux projets de restructuration des berges et de la capitale. Ces activités économiques liées au lac doivent en effet être revues et repensées dans une optique de développement durable et de développement touristique.

Les dangers de la pêche illégale

La pêche illégale est un autre obstacle au bon développement des activités économiques du lac Tanganyika. En effet, les pêcheurs illégaux utilisent des techniques bien ancrés dans leurs habitudes qui nuisent à leur santé et à la santé de consommateurs. Pour remédier notamment à ce problème de sécurité sur le lac, les différents acteurs prenant part aux activités sur le lac Tanganyika doivent, ensemble, travailler pour trouver une entente sur la bonne gestion du lac. Il y a présentement des pourparlers qui semblent se diriger vers un consensus possible.

La pêche illégale existe à cause d’un manque flagrant de surveillance et de répression. Pour prétendre à faire cesser ces activités, les autorités en places doivent mettre en place des structures de contrôle plus fermes et accroitre la surveillance du lac. Si de nombreux organismes soutiennent une gestion durable du lac et tentent de mettre sur pied des solutions viables aux différents problèmes, il n’en est rien des politiques en place. Il semble évident que sans le soutien actif des acteurs gouvernementaux du Burundi, ces organismes atteignent leur seuil maximal en terme de possibilité d’action réelle. Le gouvernement doit agir activement et collaborer pour faire avancer les différents dossiers. Ils sont l’un dernier rempart à un consensus entre tous les partis pour une meilleure gestion du lac Tynganyika.

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